Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie
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Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie
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Premieres assises du CTSD au Togo: Quel Togo pour ce troisième Version imprimable Suggérer par mail

Rapport général des assises des 7 et 8 juillet 2006.

 Du 7 au 8 juillet 2006, se sont tenus à l’Hotel IBIS-Centre de Lomé, les  assises du Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie (CTSD). Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre d’une tradition observée chaque année par le CTSD depuis l’an 2000 et dont les précédentes éditions ont eu lieu à Lund (en Suède) a connu la participation de délégués représentant les sections du CTSD de l’intérieur du pays (Aného, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara, Tandjouar, Dapaong…) et de la diaspora (Allemagne, Bénin, Etats-Unis, France, Suède). Pendant deux jours, les participants ont une fois réfléchi autour du thème «Quel Togo pour ce 3eme Millénaire».

Présidée par Mme Massan Loretta Acouétey, Ministre des droits de l’Homme, de la démocratie et de la Réconciliation », la cérémonie officielle d’ouverture de ces assises a eu lieu dans la matinée du 07 Juillet 2006.

I- LA CEREMONIE D’OUVERTURE:

Elle a débuté à 9h15 avec le mot de bienvenue du Secrétaire National du CTSD,  Me Zeus Ata Messan Ajavon. Dans son intervention,  celui-ci a exprimé ses remerciements à Madame la Ministre des droits de l’Homme, de la Démocratie et de la Réconciliation Nationale pour son appui à l’initiative du CTSD, appui qui se traduit par non seulement par sa présence effective à la cérémonie d’ouverture mais aussi et surtout par le fait que son Département ait consenti à placer ces assises sous son haut Patronage. Me Zeus Ajavon a relevé que ceci traduit le dévouement de Madame la Ministre pour la cause de la démocratie et des droits de l’homme dans notre pays. Il a terminé son intervention en souhaitant la bienvenue aux délégués et aux représentants suédois de ABF et du Centre Olof Palme, partenaires du CTSD dans l’organisation des assises.
 Après ce mot de bienvenue, la parole a été donnée tour à tour aux responsables des sections étrangères du CTSD. Tour à tour, M. Maxime Sanvi Sodji (Secrétaire National du CTSD-Allemagne), Mme Tchotcho Folly (Secrétaire National du CTSD-France) et  Mme Dédé Agbémadon (CTSD Bénin) ont pris la parole pour transmettre à l’assistance et aux compatriotes du pays, les salutations et les mots des compatriotes de la diaspora. Ils ont présenté un bref rapport de leurs activités et renouvelé l’engagement de leurs sections en faveur de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo.
  A leur suite, M. Laurent Lawson, Secrétaire National du CTSD Suède et Secrétaire Général du CTSD mondial a  expliqué le sens des assises du CTSD. Il a précisé que depuis 2000, ces rencontres se tiennent pour d’une part faire le point de la quête pour la démocratie au Togo et d’autre part pour re-penser l’avenir du Togo. M. Lawson a déploré que les Togolais se perdent dans des querelles stériles au lieu de réfléchir activement au développement de la nation. Après avoir appelé les Togolais à la vigilance contre ceux qui travaillent à les diviser, il a lancé une invitation aux Togolais et aux leaders politiques à s’unir résolument pour construire « La Terre de nos Aiëux ». Comment faire du Togo une nation compétitive dans le concert des nations ? C’est la préoccupation essentielle qui, selon M. Lawson, devrait retenir l’attention des Togolais.
Après Monsieur Lawson, Messieurs Sven-Ingvar Sundin et Lars Eisner représentant respectivement ABF et le Centre Olof Palme (Suède) se sont succédés à la tribune. Le premier a présenté les activités de ABF et mis un accent particulier sur l’importance de la formation du peuple à travers les « cercles d’étude ». Cette expérience qui est au cœur de la démocratie suédoise va être partagée et vulgarisée dans le cadre des assises du CSTD afin de renforcer les capacités des acteurs engagées dans la lutte pour la démocratie au Togo. Mr Sven-Ingvar Sundin a terminé son propos en réaffirmant la disponibilité de ABF à accompagner le développement du Togo.
Quant à M. Lars Eisner (représentant ABF, Centre Olof Palme et de l’Association des Non-voyants Suédois), il a salué la présence de la Ministre des droits de l’homme, de la démocratie et de la réconciliation à la cérémonie, ce qui est la traduction de l’appui des autorités à la rencontre initiée par le CTSD. Il a ensuite exhorté les participants à ne jamais perdre de vue le souci d’associer les personnes handicapées et les personnes marginalisées aux activités et projets mis en œuvre.
A la fin de ces interventions, Mr SUNDIN a offert un cadeau symbolique au CTSD -Togo afin de sceller le partenariat entre la Suède et le Togo.
Après un intermède musical animé par le Groupe Musical de l’Association Togolaise des Aveugles (ATA), la Ministre des droits de l’Homme, de la démocratie et des droits de l’Homme. Dans son intervention Madame Loretta Massan Acouétey a félicité le CTSD pour son initiative et la pertinence du thème choisi « Quel Togo pour ce troisième millénaire? ».  Ces assises viennent à point nommé pour appuyer les efforts et initiatives du gouvernement pour le renforcement de la démocratie au Togo. Après avoir rappelé que la création d’un Département spécial en charge des droits de l’homme et de la démocratie traduit la volonté des autorités à œuvrer pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Togo, elle a réaffirmé sa disponibilité à prendre en compte les recommandations qui seront issues de ces assises. Elle a continué en exhortant les participants à encourager et promouvoir le dialogue comme principal moyen de prévention et  de résolution des conflits. Ceci est d’autant plus important que dans le cadre du dialogue national actuellement en cours dans notre pays, la société civile est appelée à jouer un rôle primordial dans le sens de la conciliation des différentes positions. Elle a terminé son propos en précisant que son département est conscient de la nécessité d’associer la société civile à toutes les réflexions.
Après cette cérémonie d’ouverture, les participants ont observé une pause après laquelle la séance des communications a été entamée.

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II- COMMUNICATIONS

Au total, les participants ont eu à suivre cinq (5) communications pour le compte de la journée du 07 juillet 2006.

A- « Démocratie, Droits de l’Homme & Bonne Gouvernance»

Par M. Guy Nahm-Tchougli, Chef du Département de droit public à la faculté de droit de l’Université de Lomé.

Le Professeur Nahm–Tchougli a d’abord rappelé la définition des notions de démocratie, droits de l’homme et bonne gouvernance. Il a ensuite orienté son analyse autour de deux idées forces : la démocratie  comme cadre formel d’épanouissement des droits de l’homme et d’autre part, la bonne gouvernance comme moyen pour assurer le respect effectif des droits de l’homme. Caractérisant le régime démocratique, l’intervenant a relevé que ce système repose essentiellement sur l’idée de liberté et la protection de l’individu y est au centre de toutes les préoccupations. Si dans la plupart des Etats en Afrique, la classe politique et l’ensemble de la société civile reconnaissent que ce système est celui qui favorise au mieux l’épanouissement du citoyen, il est cependant à déplorer que dans la pratique, les actes posés sont loin d’être conformes aux idéaux proclamés dans les discours publics et dans les textes. Mr Nahm-Tchougli a terminé sa communication en relevant que pour assurer le respect effectif des droits de l’homme, il revient à la société civile de mener un plaidoyer permanent pour l’instauration de la bonne gouvernance, notion dont il n’a pas manqué de préciser les contours.

B- « Le rôle de la femme dans le développement »

Par Mme Mélanie Sonhaye-kombaté,
Juriste, Chargé de Programme Assistante des Services Juridiques en direction des femmes au GF2D/CRIFF.

Madame Mélanie Sonhaye-Kombaté a introduit sa communication en rappelant les données statistiques démontrant le nombre important et le rôle primordial que jouent les femmes dans les secteurs stratégiques de l’économie notre pays notamment l’agriculture et le commerce. Elle a déploré  que paradoxalement à cet état de chose, les droits des femmes continuent d’être violés dans de nombreux domaines et qu’il subsiste de pesanteurs socio-culturelles qui continuent de maintenir les femmes dans une situation de dépendance et d’infériorité par rapport aux hommes. Elle a alors engagé un plaidoyer pour la suppression des obstacles à l’évolution des femmes, la reconnaissance effective de l’équité hommes- femmes et la promotion de l’implication des femmes dans les sphères de décision et la vie publique de nos pays. Pour atteindre cet objectif, il y a de nombreux défis à relever pour garantir notamment l’accès des femmes aux services sociaux de base (soins de  santé de primaires, éducation, eau …) la formation au leadership, la vulgarisation des textes de protection des femmes et de la jeune fille, l’accès à la terre etc.

C - « Quel développement pour le Togo?»

Présenté par M. Laurent Lawson.

La  méthodologie utilisée par l’intervenant a consisté à faire une projection d’images photos en format diapositives. La majorité des images projetées a offert des illustrations de cas de désastres, de maladies, de personnes vivant dans des conditions de pauvreté et de délabrement déplorables, de réfugiés victimes des situations de troubles, de violence et de guerre… 

A la vue des images assez poignantes, une seule question a été posée en vue d’interpeller les participants sur les actions possibles à mener : quel est le Togo que nous voulons demain ? Quel type de société voulons-nous construire pour les générations à venir ? Est-ce celle  où la faim et le désarroi seront les choses les mieux partagées ou est-ce une société où l’épanouissement de l’individu sera effective ?

L’intervenant a demandé à chacun de répondre à ces questions mais a surtout convié les uns et les autres à faire, au sein des ateliers, des propositions d’actions et des projets concrets que le CTSD peut initier pour qu’en tout état de cause, le Togo du 3eme millénaire  soit meilleur à vivre pour ses habitants.

D- « Droits de l’homme et VIH/Sida »

Par Me Zeus Ata Mensah Ajavon, Professeur de Droit et Secrétaire National.

Dans un premier temps, Me Ajavon a rappelé que dans la plupart des pays africains au sud du Sahara et au Togo en particulier, le VIH/Sida, maladie liée au sexe, a été pendant longtemps et continue d’être un sujet tabou. Me Zeus Ajavon a orienté son intervention autour d’une idée force selon laquelle le VIH/Sida est une négation des droits de l’homme. Il a montré en que la personne qui attrape le Sida  subit de la part de la société une violation systématique de tous ses droits. D’abord les droits civils et politiques dans la mesure où la personne a beaucoup de difficultés pour se porter candidat à des postes électifs et ne pourra pas non plus exercer pleinement son droit de vote. Le VIH/sida  est ensuite une illustration de la violation des droits socio-économiques dans la mesure il est une violation du droit à la santé (article 34 de la Constitution, proclamant le droit à la santé reconnu aux citoyens) ; en même temps, d’autres droits aussi fondamentaux que le droit au travail, droit à une vie familiale normale –article 16 K, droit à la vie sont bafoué lorsque l’individu a le VIH/Sida. La personne victime de VIH/Sida subi enfin une violation de son droit à la solidarité dans la mesure où elle subi de la part des tiers beaucoup de discriminations et de stigmatisation. Me Zeus Ajavon a terminé son intervention en insistant sur la nécessité de changer de comportement pour soutenir les personnes vivant avec le VIH /Sida car, a-t-il dit « une personne qui décède du VIH/Sida soit pat manque de soin, soit par manque de solidarité, c’est une voix en moins pour la démocratie ». il en ressort que nous devons faire preuve de solidarité les uns envers les autres quel que soit notre statut sérologique. 

E- «VIH/Sida, une responsabilisation commune : non à la stigmatisation »

Par Mme Beauty Akogo.

Mme Akogo a introduit son intervention par un sketch  illustrant les cas de stigmatisation dont a été victime une dame atteinte du VIH/Sida, et qui, à cause de son état sérologique, s’est vue refuser un emploi pour lequel elle était pourtant qualifiée.

Abordant son intervention proprement dite, elle a défini la stigmatisation comme étant le fait de discriminer, refuser des droits à une personne à cause de son statut ; dans le cas d’espèce, il s’agit d’une situation d’exclusion dont est victime une personne qui a le VIH/Sida. Les différents comportements que les uns et les autres adoptent à l’endroit de la personne victime et qui ne sont pas de nature à la mettre en confiance encouragent ainsi la  déprime et peuvent conduire à une dégradation de son état. Il importe donc de proscrire tout comportement discriminatoire et mettre les malades à l’aise de sorte à ne pas ajouter à la faiblesse physique, la douleur de l’abandon par les proches.
Mme Akogo a terminé son propos en lançant un appel pour un renforcement de la solidarité à l’endroit des personnes infectées et affectées par la maladie : « N’oublis pas que toi qui me rejette aujourd’hui, toi aussi tu peux attraper le Sida avec n’importe qui, n’importe quand, consciemment ou par un simple hasard, par le sexe ou par le plus banal des gestes… alors cesse de me stigmatiser » a –t elle lancé à l’assistance.
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III- LES DEBATS:

Chacun de ses exposés a été suivi d’une séance de questions-réponses à l’issue de laquelle les participants aux assises ont posé des questions d’éclaircissement et fait des contributions pour enrichir les échanges sur les différentes thématiques.

IV- LES TRAVAUX EN ATELIERS

La matinée du samedi 08 juillet a été entièrement consacrée aux travaux en ateliers.
Les participants se sont ainsi répartis en trois principaux groupes chargés de réfléchir respectivement sur les thèmes suivants:
Groupe 1 : « Droits de l’Homme et Développement »
Groupe 2 : « Droits de l’Homme et VIH/Sida »
Groupe 3 : « Quel Togo pour le troisième millénaire ? »

Le cahier de charge de chaque groupe prévoyait :
- d’abord faire l’état des lieux de la situation qui prévaut dans notre pays dans chacun de ces domaines ;
- ensuite faire des recommandations à l’endroit des parties prenantes et proposer des activités à mettre en œuvre par le CTSD pour améliorer les situations identifiées ;

Les résultats des travaux en ateliers ont été présentées, discutées et adoptées durant l’après midi lors d’une séance plénière présidée par M. Spero Mahoulé. Les comptes-rendus de ces travaux sont disponibles en annexes au présent rapport.

V- LA CEREMONIE DE CLOTURE :


VI- LES RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS :


IMPRESSIONS :

M. Tata: « Je retiens de ma participation à cette rencontre, un engagement fort des participants à réfléchir aux solutions pour un Togo prospère dans le 3eme millénaire. A la sortie de ces assises, je compte me mettre aux côtés du CTSD pour faire en sorte que les recommandations soient traduites dans les projets et actions concrets. Cela me semble être un élément important pour que nous puissions tirer profit de ces deux jours passés ici »

Mlle Farhed Amegan: « J’ai appris beaucoup de choses durant cette rencontre ; les thématiques qui sont développés m’ont permis de renforcer mes connaissances particulièrement sur le VIH/Sida. A mon retour chez moi, je compte organiser des séances de restitution en faveur de mes collègues qui n’ont pas eu la chance de venir ici. Ensemble, nous pourrons engager des actions de sensibilisation à l’endroit de la population de notre localité.

Mlle Dédé: « Cette rencontre m’a permis de mesurer la détermination de tous les participants à œuvrer pour un changement pouvant aboutir au développement de notre pays.  Nous voulons tous le respect des droits de l’homme. Et nous ne pouvons revendiquer ces droits si on ne les connaît pas. A mon retour chez moi, je veillerai à mettre en pratique tout ce que j’ai appris ici et surtout .

Les rapporteurs,
Aimé de Dieu Tchinguili
André Afanou
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