Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
  • Refugee camp in Togo
Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie
Accueil arrow Evénements arrow Rapports arrow Séminaire de formation des ambassadeurs de la démocratie du 4 au 6 juillet 2006 à Tsévié
Séminaire de formation des ambassadeurs de la démocratie du 4 au 6 juillet 2006 à Tsévié Version imprimable Suggérer par mail

Du 4 au 7 juillet s’est tenu un séminaire de formation des ambassadeurs de la démocratie dans la salle de conférence de l’hôtel King Georges à Tsévié. Initié par le Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie (CTSD), ce séminaire a été animé par des experts arrivés de Suède et d’Allemagne. Venus de 05 régions administratives du Togo, 17 personne dont trois du ministère des droits de l’homme, de la démocratie et de la réconciliation ont été formées à la méthode de formation du peuple par les cercles d’étude à la fondation et à la gestion des associations et aux principes des droits de l’homme.

Après le mot de bienvenue du secrétaire national adjoint du CTSD-Togo, l’ouverture du séminaire a été faite par le Secrétaire général du CTSD, monsieur Laurent LAWSON qui a présenté le projet de formation du CTSD. Selon monsieur Lawson, ce projet comprend une première phase de trois années de formation du peuple en partenariat avec les partenaires suédois de ABF et du Centre Olof Palme.

Cette présentation générale a permis de commencer la formation proprement dite. Dans son exposé, monsieur Sven-Ingvar Sundin, comme premier orateur a d’abord insisté sur l’importance de la formation du peuple pour la démocratie et le développement.

Pour ce faire, il a illustré son propos en retraçant l’histoire de la Suède son pays. Il en ressort que si la Suède est aujourd’hui un pays démocratique et développé, elle a d’abord connu les problèmes de pauvreté et de crises sociaux générés par suite de la révolution industrielle au début des années 1800.

Il n’a pas manqué de souligné le rôle joué par la méthode des cercles d’ »étude dans ce développement.

M.Sven-Ingvar Sundin a ensuite initié les séminaristes à l’art de diriger un cercle d’étude, au rôle du dirigeant et des participant. Le cercle d’étude étant une méthode participative de formation où il n’y a pas d’enseignant d’un côté et de l’autre des enseignés, le dirigeant d’un cercle d’étude doit simplement être un catalyseur qui permet la bonne circulation de la parole et veille à la tenue régulière réelle des réunions.

Entrecoupés de pause-café et déjeuner, cette première partie de la formation a occupé toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi du 04 juillet. Ella a été suivie par une illustration du fonctionnement de cercle d’étude au sein d’une association.

Cette illustration a été faite par M. Lars Eisner le modèle de SFR Lundabygden, une association de non-voyants à laquelle il appartient à Lund au Sud de la Suède. Elle a permis de comprendre qu’un cercle d’étude n’a pas de programme imposé de l’extérieur par une tierce personne. Le programme d’un cercle d’étude se définit en fonction du désir et des besoins des participants.

Après une courte pause qui a permis aux séminaristes de souffler, ils ont été renvoyés dans des travaux en de groupe en trois ateliers de cinq ou six  personnes. Vers 17h30n ces travaux de groupe ont été suspendus pour mettre fin à la première journée de formation.

Le lendemain 05 juillet, les travaux en ateliers ont été poursuivis après une courte revue des travaux de la veille et une projection de film sur un exemple de cercle d’étude. Après une séance d’exercice de détente suivi d’une pause café, les rapports des travaux de groupe ont été faits. Ces travaux en atelier ont permis aux séminaristes d’abord de faire l’expérience d’une séance en cercle d’étude et ensuite de réfléchir déjà sur les modalités d’exécution de cercles d’étude et enfin de se familiariser avec quelqu’un des problèmes aux quels ils seront confrontés en tant que leaders de cercle d’étude.

Ceci a permis de passer à la seconde phase de la formation à savoir comment et pourquoi créer et faire marcher une association pour en faire une voie au développement.

Faisant remarquer qu’il y a trois sortes d’organisations d’hommes : réseaux, partis politiques et association, monsieur Lars eisner a d’abord opéré des distinctions entre ces différentes organisations avant de s’appesantir sur l’association.
L’orateur, aidé de Sven-Ingvar a passé en revue les différentes étapes dans la création et le fonctionnement d’une association.

Il a insisté sur l’importance de la vie associative. Selon lui, si l’on veut parvenir à une société développée et démocratique, il est meilleur de commencer par créer des niveaux de réflexion locaux. Car là, s’apprend l’élaboration des projets, le leadership et la transparence qui sont indispensables dans le fonctionnement d’une société démocratique.

Dans l’après-midi, deux intervention ont été faites. D’abord celle de M. Maxime Sanvi Sodji qui a illustré le thème par pourquoi, quand et comment fonder une association en présentant le cas de OEKOHAUS, une association pour la prise en charge des demandeurs d’asiles à Rostock en Allemagne. De son exposé, il devient manifeste que c’est pour répondre à un problème concret que se fonde une association dans le cas d’espèce les conditions déplorable et misérable dans lesquelles vivent les demandeurs d’asiles en Allemagne.

La seconde intervention de la soirée faite par monsieur Laurent Lawson avait pour thème Démocratie et droit de l’homme : la justice pour tous, a été consacré à l’explication des droits de l’homme. Selon  M. Lawson, le respect et la promotion des droits de l’homme sont une condition sine qua non pour le développement de la justice sociale définie comme la possibilité qu’à chacun de réaliser ses rêves quelques soient son origine sa race sa religion.

Ainsi définie, il devient manifeste que respecter les droits de l’homme, c’est respecter soi-même et aussi autrui comme homme, donc comme dignité. Cette intervention soutenue par une projection des diapositives a mis fin à la seconde journée de la formation.

La troisième et dernière journée de la formation a démarré avec le revue des travaux de la journée du 05 juillet et a été animée par monsieur Lars Eisner. Le thème consacré à cette journée était comment puis-je présenter mon message – maîtrise de l’information.

M. Eisner a d’abord eu a souligné l’importance des médias dans la formation du peuple, de par leur importance, leur capacité de vulgarisation. Il a ensuite familiarisé les séminaristes avec les techniques de l’information telles que comment préparer une communication. La différence entre le communiqué de presse et l’article de presse et leurs rôles.

A la fin de son exposé, M. Lars Eisner a renvoyé les séminaristes en travaux en atelier pour un exercice d’application de ce qu’ils ont appris des techniques d’information.

Après les rapports des travaux de groupes, monsieur Lars Eisner a commencé l’évaluation de la formation des ambassadeurs de la démocratie avant d’être rejoint par messieurs Laurent Lawson et Sven-Ingvar Sundin arrivés de Lomé où ils ont rendu des visites de courtoisies aux autorités administratives et politiques.

Tous les séminaristes se sont déclarés satisfaits de la formation et ont promis de faire un bon usage de ce qu’ils ont appris au cours des trois journées par l’avancée de la démocratisation du Togo.

Les nouveaux ambassadeurs de la démocratie ont reçu des diplômes attestant  de leur habilitation comme formateurs du peuple. Avant de se séparer les ambassadeurs de la démocratie on immortalisé leur rencontre par une photo de famille.

Pendant toute cette formation, la plupart des orateurs ne parlant pas Français, la traduction simultanée a été faite avec brio par madame Povi Lawson qui a été saluée à la fin par les séminaristes pour sa disponibilité.

Le rapporteur,
Aimé de Dieu Tchinguili
Revenir en haut de la page

 
< Précédent   Suivant >